Loi de l'attraction : Témoignages.

Le pouvoir de l'esprit sur la matière...

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Docsavage
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Ce sujet en accès libre vous permet de témoigner de vos expériences* en matière de loi d'attraction. J'ai pensé qu'il pouvait être intéressant de proposer aux membres, un espace où ils pourraient les publier sous forme de récits. Il concerneront, principalement, les différentes relations de cause à effet que vous avez pu constater en utilisant consciemment les principes de cette loi. Il est possible aussi qu'à titre personnel, cela puisse vous aider à faire une sorte de point à ce sujet !

*C'est à dire : quels résultats avez-vous obtenus en mettant cette loi en pratique.
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pompom
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Souhaiter c’est douter


Le titre de ce post est peut-être un peu caricatural, mais en fait je voudrais partager quelque chose qui m’est venu, une expérience qui n’a que le mérite d’être une expérience.
Mes conclusions seront peut-être « à côté de la plaque » mais j’ai attendu d’avoir suffisamment de confirmations avant de poster ce qui suit. vous pourrez à loisir le supprimer ou le couper ou en faire ce que bon vous semble, je devais juste le partager :D

Nous parlons souvent de la loi d’attraction, et de la façon dont nos pensées sont créatrices. Nous évoquons les souhaits que nous avons et que nous souhaitons voir réalisés. Nous évoquons souvent le temps comme variable aléatoire, et nos conditionnements et pensées racines qui s’opposent à la réalisation de ces souhaits, ou au moins en freinent leur réalisation.
Pour autant, nous avons tous (ou presque hein ^^) fait l’expérience de souhaits qui ne se sont pas encore réalisés, et de nos doutes quant à cette réalisation. Nous avons beau mettre tout en place pour qu’ils se réalisent, nous avons beau travailler à saper nos pensées-racines, à les désactiver, certains souhaits ne se réalisent pas.

Mais « souhaiter quelque chose » qu’est-ce que c’est au fond ? C’est considérer qu’il est possible que ce qu’on veut n’arrive pas. Si je souhaite une poupée Barbie pour mon anniversaire, c’est que je ne l’ai pas encore et que je ne suis pas sûre qu’on ne m’offrira pas le livre sur la bataille de Waterloo. Il y a des chances que je l’ai si je la demande, il y a encore plus de chances que je l’obtienne si je demande des sous pour me l’acheter. Parce qu’il y a un risque qu’on m’offre la Barbie sauveteuse aux cheveux roux et pas la Barbie infirmière aux cheveux blonds. Parce qu’il y a un risque que mes parents craquent sur le livre de la bataille de Waterloo et me l’offrent en pensant me faire plaisir – et même si ce livre sera mon livre de chevet plus tard pour mes études, ce n’est pas ce que je souhaitais pour l’anniversaire de mes 5 ans.
En d’autres termes, souhaiter quelque chose, c’est introduire le doute et les multiples potentialités de non-réalisation de mon souhait. Cela ne signifie pas qu’on doive abandonner l’idée d’obtenir ce qu’on souhaite, cela signifie qu’il faut faire confiance à la vie pour nous apporter ce dont nous avons besoin, tout en ayant conscience que nos pensées étant créatrices, nous pouvons influer sur ce qu’on obtiendra. Si je pense que je souhaite avoir une Barbie, ça n’a pas le même effet que de savoir que je vais de toutes façons l’avoir – au pire je revends mon super livre sur Waterloo (il faudra le racheter pour mes études) et avec l’argent je me paie la Barbie infirmière aux cheveux blonds. De toutes façons pour mes 5 ans j’aurai ma Barbie ! (Bon certes, ma petite cousine jalouse viendra lui tondre les cheveux 2 jours plus tard et je devrai me repayer Waterloo’s book, mais ça c’est une autre histoire ! :grin: )
Quoi qu’il en soit, l’introduction du souhait signifie l’introduction du doute dans la réalisation de ce qu’on souhaite. On parle de « pensée magique » et elle l’est ! Nous sommes créateurs de notre vie, pourquoi alors douter d’obtenir quelque chose ?

Pourquoi j’en suis arrivée à cette conclusion étrange ? Je veux bien partager ce qui m’a amenée à cette conclusion (forcément erronée comme toute conclusion, mais qui a le mérite de fonctionner pour l’instant haha) mais vous allez avoir de la lecture !




Il y a quelques semaines, sur le chat, nous discutions de cette loi d’attraction, et j’avais encore cette sensation que quelque chose «clochait ». Je sentais que quelque chose m’échappait. J’ai alors eu un début de réponse. On m’a proposé de le partager ici mais je sentais encore qu’il manquait une dimension importante. Aujourd’hui, et je raconterai pourquoi à la fin de ce post, je peux partager l’anecdote.

Pendant que je lisais les réflexions sur la loi d’attraction, je me suis levée pour aller donner au chaton que je garde son traitement. Il se débat un peu, comme d’habitude, mais je lui donne ledit traitement. Et je songe que plusieurs personnes autour de moi m’ont déjà fait la réflexion que c’était étonnant cette faculté que j’avais de me faire comprendre des animaux et de leur donner leur traitement. Cette réflexion m’a toujours étonnée « Comment peut-on ne pas réussir à donner un traitement à un animal ? ».
Les gens souhaitent réussir à donner le traitement, c’est qu’en réalité ils doutent d’y arriver. En ce qui me concerne je n’ai jamais douté d’y arriver, cette idée ne m’a même jamais effleuré l’esprit. Un animal a besoin d’un traitement, je lui donne, point. Ça peut parfois nécessiter d’emmitoufler l’animal dans une serviette, quand il se débat trop, mais passées les premières fois, l’animal sait que je ne lui veux aucun mal et se laisse gentiment faire.
Il y a donc une composante essentielle à la « réussite » ici, c’est que pour moi ce n’en est pas une, c’est normal, logique, la question ne se pose pas. Je me suis alors demandé pourquoi certains n’arrivent pas à le faire, pourquoi ils doutent. Parce que l’animal se débat ? On a des bras, des mains préhensiles, une intelligence qui font qu’on sera toujours plus « fort » qu’un animal. Donc la racine du doute devait se situer ailleurs. Et puis en en parlant j’ai réalisé que certains craignent en fait la réaction de l’animal, non pas qu’il se débatte en soi, mais qu’il cesse d’aimer, qu’il craigne la personne qui s’occupe d’eux. J’ai de la chance, je sais depuis toujours que l’amour d’un animal n’est pas conditionnel (ou si peu) et que même si on lui fait des choses désagréables quand on le soigne, il ne nous en tient pas rigueur. En effet, quand nous le soignons, nous le faisons pour lui, et c’est cette énergie qu’il capte. Alors certes, quand il voit la seringue arriver il se dit « et meeeeerde je vais encore avoir mal » mais ce n’est pas de nous qu’il s’éloigne mais bien de la seringue.

Dans ce cas, ce qui se joue derrière le doute, c’est la crainte d’être mal-aimé. Qu’est-ce qui se joue quand je n’arrive pas à apprendre à mon chien à ne pas craindre les enfants ? Ah oui, ce qui se joue c’est le fait que je ne suis pas une grande fan des enfants (il y a des femmes comme ça, si si je vous assure). Comment transmettre à mon chien de ne pas les craindre si d’une certaine façon ça m’arrange qu’il les craigne parce que ça m’évite d’en avoir chez moi ?
Nous avons là deux exemples de pensées-racines, l’un dans la crainte de perdre l’amour d’un animal (et là il faut aller chercher d’où est issue cette crainte, je ne le peux pas dans la mesure où elle ne se joue pas du tout en moi), l’autre dans le bénéfice secondaire lié à une situation opposée au souhait.
Dans les deux cas, la loi d’attraction fait que nous nous retrouvons dans des situations qui obéissent autant à nos souhaits (nous retrouver face à l’épreuve) qu’à nos craintes (ne pas la réussir).

J’ai partagé cette anecdote sur le chat, on m’a proposé de la partager sur le forum, mais je pensais que quelque chose manquait, quelque chose ne sonnait pas totalement juste, ou tout au moins n’était pas totalement explicite.

C’est hier soir, avec une confirmation dans un rêve de cette nuit, que j’ai eu le complément d’explication qui manquait.
Je parlais d’un souhait que j’ai, et du doute qui y est lié. Je me rendais compte que j’avais beau tenter d’occulter tout ce qui pourrait ne pas aller dans le sens de mon souhait, je doutais quand même foncièrement. Et j’ai entendu cette phrase « il n’est pire aveugle que celui qui refuse de voir ». Certes, ça m'a mise en colère, mais j’ai donc pris la décision d’aller creuser ces doutes et d’un coup, grâce à la personne avec laquelle je discutais ( :kiss: ) j’ai entendu « souhaiter c’est douter ».
Pour l’histoire, sans donner de détails, j’ai eu une info sur mon avenir il y a un an. Nulle émotion n’y était attachée, c’était juste un constat : ceci va arriver. Je n’en doutais pas. Et puis les émotions s’en sont mêlées, petit à petit, et je me suis mise à souhaiter que cette chose arrive et mettre tout en œuvre, via la loi d’attraction, pour qu’elle arrive.
Ce que je n’avais pas compris, c’est que dès lors que j’ai émis le souhait, c’est d’ores et déjà que je doutais. En réalité, non seulement j’ai souhaité que ça arrive, mais j’ai voulu aussi raccourcir le délai de la réalisation. Et j’ai commencé la visualisation des choses qui devaient arriver etc. Souhaiter c’est douter. J’avais déjà eu cette info lors de l’anecdote avec les animaux mais là d’un coup elle a pris tout son sens.
J’avais une info sur mon avenir, je n’en doutais pas parce que je n’avais aucune raison d’en douter, c’était un savoir. Et puis les émotions sont venues se greffer là-dessus, un désir de contrôle du « quand et comment » ça devait se passer, et là j’ai commencé à douter, d’abord du "quand et comment", puis de la réalisation de la chose elle-même.

Tout en réfléchissant à cette idée et en me demandant comment revenir à un état antérieur (se laisser glisser en arrière et remonter ;) ), j’ai été me coucher et j’ai fait le rêve suivant :
Je suis sur une colline ( !! ) et j’arrose mon potager qui est en bas. D’habitude j’utilise la fonction d’arrosage léger, mais là c’est un flot énorme d’eau qui sort du tuyau. J’arrose tant et si bien que je noie mon potager qui se retrouve sous une mare d’eau. Je commence à m’inquiéter quand je vois les gens en bas qui passent dedans, ne voyant pas qu’il y a un potager, et écrasant certainement tous les légumes. Je hurle qu’il ne faut pas, qu’il faut passer à côté, mais personne n’entend ou ne comprend, je suis en colère mais il n’y a rien à faire.
Heureusement, juste à côté, je vois des plans de citrouille magnifiques, avec déjà des fruits. J’avais complètement oublié qu’ils existaient, je ne les avais même pas arrosés ! Ma récolte n’est pas tout à fait perdue, mais mon potager à côté je doute qu’il s’en remette.

Je vais partager l’analyse (peut-être biaisée) que j’ai faite de ce rêve. Mon potager ce sont les choses que je souhaite voir arriver, que j’arrose consciencieusement. Mais je les arrose trop, je les noie sous des détails, sous des demandes, sous des urgences, sous des souhaits. Je finis par noyer tout ça sous le flot de toutes ces pensées, et cela permet aux gens qui m’entourent de venir les piétiner, de me faire douter. Ils ne le font pas par méchanceté mais en toute innocence.
A coté, les citrouilles sont des choses que je souhaite mais que je n’ai pas arrosées, que j’ai oubliées, et celles-là, malgré l’absence d’arrosage, ont grandi, forci et commencent à donner des fruits.
Souhaiter c’est douter, un peu d’arrosage ne nuit pas, mais arroser signifie qu’on pense que les légumes ne pourront pas pousser sans notre aide, sans qu’on y ajoute des « souhaits », des projections etc. On prend alors le risque de tout noyer. Et on prend aussi le risque de laisser nos désirs se faire piétiner par ceux qui doutent autour de nous et ne voient pas qu’on avait commencé à réussir à faire pousser quelque chose.

Cela me rappelle une petite histoire.
Un jour autour d’une grande mare, est décidée une course de crapauds. Tous les crapauds se mettent d’accord et décident que le premier en haut de la haute tour du village voisin sera le grand gagnant. Les crapauds se réunissent, le top départ est donné, et des centaines de crapauds commencent l’escalade des marches. Les spectateurs en bas trouvent que quand même la tour est vachement haute, que c’est impossible pour des petits crapauds d’arriver en haut. Les participants continuent. La foule acclame mais se dit que décidément ils sont fous ces crapauds. Au bout d’un certain temps on commence à voir des crapauds abandonner la course, épuisés.
Petit à petit, beaucoup de crapauds abandonnent, se laissent tomber d’épuisement. En bas la foule continue de dire « Ils sont fous, évidemment que c’est impossible, tu as vu la hauteur de cette tour ? ».
Abandon après abandon, la foule n’exulte plus, elle plaint les pauvres crapauds, les voit tomber de fatigue, d’épuisement. Elle dit aux autres d’arrêter, que ce n’est pas bon pour eux, que c’est impossible, qu’il faut revenir un peu sur terre.
Au bout de plusieurs heures il ne reste qu’un crapaud qui continue de sauter marche après marche, lentement, à son rythme. La foule lui hurle d’arrêter, elle lui dit qu’il va en mourir d’épuisement, mais le crapaud continue.
Et bientôt le voilà en haut de la tour. La foule est surprise, elle n’en revient pas, un crapaud a réussi ! Quelques heures plus tard, quand le gagnant est redescendu, on l’interroge : « mais comment avez-vous trouvé les ressources pour réussir cet exploit quand tous les autres ont abandonné ou sont morts d’épuisement ? » et le crapaud de répondre « hein ? quoi ? », parce qu’il est sourd.
La condition de réussite de ce crapaud n’a tenu qu’à sa surdité, il a été sourd aux mises en garde, aux demandes, et à tout ce qui pouvait lui faire croire que cette ascension était impossible.

Souhaiter c’est douter. Si on souhaite cela signifie qu’on pense que la chose peut ne pas arriver. Si j’aperçois quelque chose que je souhaite voir arriver, il me suffit de faire confiance à la vie pour me l’apporter, et savoir qu’elle va le faire. Y penser comme de quelque chose qui va arriver, quel que soit le temps que ça prendra, et pas qu’on souhaite voir arriver. Si le doute s’insinue et que j’insiste pour que mon souhait se réalise, c’est probablement que quelque chose dans le souhait que j’émets pose problème :
- Il n’est pas raccord avec ce que je me souhaite vraiment (gagner au loto peut signifier se couper de ses amis – avoir une relation amoureuse stable peut signifier ne plus être libre de son emploi du temps)
- Il y a trop de détails dont certains sont en fait soumis à confusion (je me projette dans un boulot qui m’apporte argent et statut social, que je fais tranquille dans un bureau mais à l’air libre souvent, où je décide de mes horaires mais je gagne quand même l’équivalent de 35h, où je sois entourée d’une super équipe mais pas tout le temps parce que j’aime la solitude…)
- J’ai un bénéfice secondaire à ce que mon souhait ne se réalise pas (tant que je n’ai pas de travail, j’ai le temps de faire plein de sorties – tant que mon chien a peur des enfants, il n’y en a pas chez moi)


Voilà ma toute petite (mais longue) contribution aux réflexions sur la loi d'attraction. Nous ne sommes pas vraiment dans la théorie mais dans l'expérience, peut-être que ça parlera à certains, peut-être que ça en saoulera d'autres, mais je devais au moins partager :)

(NDLA: Date de première publication sur le forum : le Vendredi 28 Juin 2013)
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