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Ce livre contient l'essence même du principe d'expression. Si je m'en étais soucié, j'aurais pu étendre cet ouvrage à plusieurs centaines de pages, mais une telle extension aurait anéanti le but de ce livre. Les ordres, pour être efficaces - doivent être brefs et précis: le plus grand commandement jamais consigné se trouve dans les quelques mots simples: "Et Dieu dit: Que la lumière soit" Conformément à ce principe, que je vous propose maintenant dans ces quelques pages, cher lecteur, voici la vérité telle qu'elle m'a été révélée.

Neville




Chapitre I

L'homme peut-il décréter une chose et la faire se produire ? Oui, résolument, il le peut ! L'homme a toujours décrété ce qui est apparu dans sa vie et décide aujourd'hui encore ce qui lui apparaît et continuera à le faire tant qu'il aura conscience d'être un homme. Aucune chose ne lui est jamais apparue, hormis ce qu'il décrète qu'il en soit ainsi. Vous pouvez le nier, mais essayez comme vous voulez, vous ne pouvez pas le réfuter, car ce décret est basé sur un principe immuable. Vous n'ordonnez pas aux choses d'apparaître par vos mots, murmurés ou à voix haute ni par vos affirmations. Cette vaine répétition ne fait le plus souvent que confirmer leur absence. Décréter se fait toujours en conscience. C'est-à-dire; tout homme a conscience d'être en fonction de ce qu'il s'est défini lui-même. L'homme muet ne peut donc parler car il est conscient d'être muet. C'est pourquoi il se déclare comme étant muet.

Lorsque la Bible est lue sous cet angle, vous constaterez que c'est le plus grand livre scientifique jamais écrit. Au lieu de la considérer comme le récit historique d'une civilisation ancienne ou la biographie de la vie inhabituelle de Jésus, voyez-la comme une grande fresque psychologique qui se déroule dans la conscience de l'homme.
Revendiquez-la comme la vôtre et vous transformerez soudainement votre monde des déserts stériles de l'Égypte en la terre promise de Canaan.

Tout le monde sera d'accord avec l'affirmation selon laquelle toutes choses ont été faites par Dieu, que sans lui il n'y a rien qui n'ait pu être fait, mais ce sur quoi l'homme n'est pas d'accord, c'est sur l'identité de Dieu. Toutes les églises et tous les prêtres du monde sont en désaccord sur l'identité et la vraie nature de Dieu. Par contre, la Bible prouve sans l'ombre d'un doute que Moïse et les prophètes étaient entièrement d'accord sur son identité et sa nature. La vie et les enseignements de Jésus sont en accord avec les découvertes des prophètes d'autrefois. Moïse a découvert que Dieu était la conscience d'être de l'homme quand il a déclaré ces mots peu compris: "JE SUIS m'a envoyé vers vous." David a chanté dans ses psaumes: "Restez tranquille et sachez que JE SUIS Dieu." Isaïe a déclaré: "JE SUIS le Seigneur et il n'y en a pas d'autre. Il n'y a pas de Dieu à côté de moi. Je t'ai ceint, même si tu ne m'as pas connu. Je forme la lumière et je crée les ténèbres; J'instaure la paix et je crée le mal. Moi, le Seigneur, je fais toutes ces choses."

La conscience d'être Dieu est énoncée des centaines de fois dans le Nouveau Testament. Pour n'en citer que quelques-uns: "JE SUIS le berger, JE SUIS la porte; Je suis la résurrection et la vie; Je suis le chemin; JE SUIS l'Alpha et l'Oméga; JE SUIS le début et la fin"; et encore, "Qui dites-vous que JE SUIS?" N'est-il pas dit: "Moi, Jésus, je suis la porte. Moi, Jésus, je suis le chemin", et n'est-il pas dit non plus: "Qui dites-vous que moi, Jésus, je suis?." Il est clairement indiqué: "JE SUIS le chemin." La conscience d'être est la porte par laquelle les manifestations de la vie passent dans le monde de la forme.


La conscience est le pouvoir de ressusciter - révéler ce que l'homme est conscient d'être. L'homme surpasse toujours ce qu'il a conscience d'être. Telle est la vérité qui rend l'homme libre, car il est toujours soit auto-emprisonné soit libéré de lui-même.
Si vous, le lecteur, renoncez à toutes vos anciennes croyances en un Dieu en dehors de vous-même, et le revendiquez comme votre conscience d'être - comme l'ont fait Jésus et les prophètes - vous transformerez votre vie en réalisant que: "Moi et mon père sommes un". Cette déclaration, "Mon père et moi sommes un, mais mon père est plus grand que moi" semble très déroutante - mais si elle est interprétée à la lumière de ce que nous venons de dire concernant l'identité de Dieu, vous la trouverez très révélatrice. La conscience, étant Dieu, est comme le "père". Ce que vous êtes conscient d'être est le "fils" qui témoigne de son "père". C'est comme le concepteur et ses conceptions. Le concepteur est toujours plus grand que ses conceptions mais reste toujours un avec sa conception. Par exemple; avant de prendre conscience d'être un homme, vous êtes d'abord conscient d'être. Ensuite vous devenez conscient d'être un homme. Pourtant, vous restez en tant que concepteur, plus grand que votre conception - soit, un homme.

Jésus a découvert cette glorieuse vérité et s'est déclaré un avec Dieu - mais pas un Dieu que l'homme avait façonné. Car il n'a jamais reconnu un tel Dieu. Il a dit: "Si un homme venait un jour en disant: 'Regardez ici ou regardez là-bas', ne le croyez pas, car le royaume de Dieu est en vous". Le paradis est en vous. Par conséquent, quand il est mentionné qu'"Il est allé vers son père", cela vous indique qu'il est monté dans la conscience au point où il était juste conscient d'être, transcendant ainsi les limites de sa conception actuelle de lui-même, appelée "Jésus".



Chapitre II

Dans la conscience d'être, toutes choses sont possibles, car IL a dit: "Tu ordonneras une chose et elle se produira." C'est Sa volonté - s'élever dans la conscience naturelle d'être dans l'état désiré. Comme IL l'a exprimé: "Et moi, si je suis élevé, j'attirerai tous les hommes à moi". Si je suis élevé naturellement dans la conscience d'une chose désirée, j'attirerai la manifestation de ce désir vers moi. Car Il déclare: "Aucun homme ne vient à moi si le père en moi ne l'attire, et mon père et moi sommes un." Par conséquent, la conscience est le père qui attire les manifestations dans notre vie.

Vous êtes, en ce moment même, en train d'attirer dans votre vie ce que vous avez maintenant conscience d'être. Vous pouvez alors comprendre ce que signifie "vous devez naître de nouveau". Si vous n'êtes pas satisfait de votre expression actuelle dans la vie, la seule façon de la changer est de détourner votre attention de ce qui vous semble pourtant si réel et de prendre conscience de ce que vous désirez être. Vous ne pouvez pas servir deux maîtres, donc, détourner votre attention d'un état de conscience et la placer sur un autre, c'est mourir à l'un pour vivre à l'autre.

La question "Qui dites-vous que JE SUIS ?" ne s'adresse pas à un homme appelé "Pierre" par celui appelé "Jésus". Telle est la question éternelle adressée à soi-même par son être véritable. En d'autres termes, "Qui dites -vous que vous êtes ?" la conviction que vous avez de vous-même - votre opinion de qui vous êtes, déterminera votre expression dans la vie.
Il fut déclaré: "Vous croyez en Dieu - croyez aussi en moi". Autrement dit, c'est le moi en vous qui est ce Dieu. Prier est alors perçu comme vous reconnaissant être ce que vous désirez maintenant, plutôt que sa forme d'acceptation de prier un Dieu qui n'existe pas et ne répondra pas pour ce que vous désirez maintenant.

Alors, ne voyez-vous pas pourquoi les millions de prières sont sans réponse ? Les hommes prient un Dieu qui n'existe pas. Par exemple: être conscient d'être pauvre et prier un Dieu pour la richesse, c'est être récompensé par ce que vous êtes conscient d'être - c'est à dire, pauvre. Les prières, pour réussir, doivent revendiquer plutôt que mendier - donc si vous voulez prier pour la richesse, détournez-vous de votre image de pauvreté en niant l'évidence même de vos sens et assumez la nature d'être riche.

On nous dit: "Lorsque vous priez, entrez en secret et fermez la porte. Et avec ce que votre père voit en secret, il vous récompensera ouvertement". Nous avons identifié le "père" comme étant la conscience d'être. Nous avons également identifié la "porte" comme étant la conscience d'être. Donc, "fermer la porte", c'est me fermer à ce que "je" suis maintenant conscient d'être et prétendre être ce que "je" désire être. Au moment même où ma requête est établie jusqu'au point d'être une conviction, à ce moment-là, je commence à amener à moi-même la preuve de ma demande. Ne vous posez pas de questions sur la façon dont ces choses apparaissent, car aucun homme ne le sait. Autrement dit, aucune manifestation ne peut attester de la façon dont les choses désirées apparaîtront.

La conscience est la voie ou la porte par laquelle les choses apparaissent. Il a dit: "JE SUIS le chemin" - non pas "JE", John Smith, je suis le chemin, mais "JE SUIS", la conscience d'être qui est le chemin par lequel la chose doit advenir. Les signes suivent toujours. Ils ne précèdent jamais. Les choses n'ont de réalité que dans la conscience. Par conséquent, obtenez d'abord cet état de conscience et ce que vous désirez est obligé d'apparaître.

On vous dit: "Cherchez d’abord le royaume des cieux et tout vous sera donné par surcroît". Prenez d'abord conscience de que vous recherchez et laissez ceci tranquille. C'est ce que signifie "vous déciderez d'une chose et elle se produira". Appliquez ce principe et vous saurez ce que c'est que de "se prouver et de voir". L'histoire de Marie est l'histoire de chaque être. Marie n'était pas une femme - donnant naissance d'une manière miraculeuse à quelqu'un appelé "Jésus". Marie est la conscience d'être toujours "vierge", quel que soit le nombre de désirs auxquels elle donne naissance. En ce moment, regardez -vous avec l'état d'esprit de cette vierge Marie - étant imprégné de vous-même par le biais du désir - devenant un avec votre désir au point d'incarner ou de faire naître votre désir.

Par exemple: On dit de Marie (que vous savez maintenant représenter en fait, votre état être) qu'elle ne connaît pas d'homme. Pourtant, elle a conçu. Autrement dit, vous, John Smith, n'auriez aucune raison de croire que ce que vous désirez maintenant soit possible, mais ayant découvert votre conscience d'être Dieu, vous faites de cette conscience votre époux/épouse et concevez un "enfant" (la manifestation) du Seigneur. "Car ton créateur est ton mari; le Seigneur des armées est son nom"; "le Seigneur Dieu de toute la terre sera appelé". Votre idéal ou ambition est cette conception - le premier ordre qui lui est adressé, qui est maintenant pour vous-même, est: "Allez, et ne le dites à personne". Autrement dit, ne discutez pas de vos ambitions ou de vos désirs avec un autre car celui-ci ne fera que faire écho à vos peurs actuelles. C'est le secret de la première loi à respecter pour réaliser votre désir.

La seconde, comme on nous le raconte dans l'histoire de Marie, est de "Magnifier le Seigneur". Nous avons identifié le Seigneur comme votre conscience d'être. Par conséquent, "magnifier le Seigneur", c'est réévaluer ou élargir sa conception actuelle de soi-même au point où cette réévaluation devient naturelle. Lorsque ce naturel est atteint, vous donnez naissance en devenant ce avec quoi vous êtes un en conscience.

L'histoire de la création nous est donnée sous forme condensée dans le premier chapitre de Jean: "Au commencement était le verbe." Ce maintenant, cet instant même, est le "commencement" dont il est question. C'est le début d'une envie - d'un désir. "Le verbe" est le désir qui flotte dans votre conscience - à la recherche de son incarnation. Le désir par lui-même n'a pas de réalité, car "JE SUIS" ou la conscience d'être est la seule réalité. Les choses ne vivent que tant que JE SUIS conscient de les posséder; donc pour réaliser son désir, la deuxième ligne de ce premier verset de Jean doit être appliquée. C'est-à-dire: "Et le Verbe était auprès de Dieu." Le verbe, ou désir, doit être fixé ou uni à la conscience pour lui donner une réalité. La conscience prend connaissance de posséder la chose désirée, se fixant ainsi sur la forme ou la conception - et lui donne vie - ou ressuscite ce qui était jusqu'ici un désir mort ou insatisfait. "Deux s'accorderont sur n'importe quel sujet et ce sera établi sur terre."

Cet accord n'est jamais conclu entre deux personnes. Cela se passe entre la conscience et la chose désirée. Vous êtes maintenant conscient de ce que vous avez obtenu, alors vous dites en fait en vous-même, en silence, "JE SUIS". Maintenant, si c'est un état de santé que vous souhaitez atteindre, avant d'avoir une preuve de changement dans votre vie, commencez à vous sentir en bonne santé. Et à la seconde où le sentiment "JE SUIS en bonne santé" est atteint, "je suis" et "en bonne santé" se sont mis d'accord. Autrement dit, JE SUIS et la santé ont accepté d'être un et cet accord aboutit toujours à la "naissance d'un "enfant" qui est la chose convenue - dans ce cas, la santé. Et parce que j'ai fait l'accord, j'exprime la chose convenue. Ainsi, vous pouvez voir pourquoi Moïse a déclaré: "JE SUIS m'a envoyé". Pour quel être, autre que "JE SUIS" pourrait-il utiliser l'expression "envoyé"? Aucun - "JE SUIS le chemin - à côté de moi, il n'y en a pas d'autre". Si vous prenez les ailes de l'espoir et volez aux confins du monde ou si vous faites votre lit en enfer, vous serez toujours conscient de vivre l'un ou l'autre. Vous êtes toujours envoyé dans votre réalité par votre conscience et votre réalité est toujours ce que vous êtes conscient d'être.



Chapitre III

Moïse déclare à nouveau: "JE SUIS ce que JE SUIS." Voici quelque chose à toujours garder à l'esprit; vous ne pouvez pas mettre du vin nouveau dans de vieilles bouteilles ou de nouvelles pièces sur de vieux vêtements pour espérer les rendre neufs. C'est-à-dire; vous ne pouvez emmener quoi que ce soit de votre ancien état vers votre nouvelle conscience.
Toutes vos croyances, peurs et limitations actuelles sont des poids qui vous lient à votre niveau de conscience actuel. Si vous voulez transcender ce niveau, vous devez laisser derrière vous tout ce qui est votre moi actuel, ou votre conception de vous-même. Pour ce faire, détournez votre attention de tout ce qui est votre problème actuel ou votre limitation et attardez-vous à être simplement.
C'est-à-dire; dites-vous silencieusement mais en le ressentant: "JE SUIS". Ne conditionnez pas encore cette "prise de conscience". Déclarez-vous simplement être et continuez à le faire jusqu'à ce que vous soyez perdu dans ce sentiment d'être simplement - sans visage et sans forme. Lorsque cette expansion de conscience est atteinte, alors, dans ce profond vous-même sans état défini, donnez forme à votre nouvelle conception en vous sentant être CE que vous désirez être.

Vous trouverez au plus profond de vous-même tout ce qui est divinement possible d'y trouver. Tout ce que vous pouvez concevoir dans ce monde est pour vous, dans cette conscience sans forme encore définie, dans un accomplissement des plus naturels. L'invitation qui nous est donnée dans les Écritures est - "d'être absent du corps, d'être présent avec le Seigneur". Le "corps" étant votre ancienne conception de vous-même et le "Seigneur" - votre conscience d'être.
C'est ce que veut dire Jésus quand il dit à Nicodème: "Vous devez naître de nouveau car si vous ne naissez pas à nouveau, vous ne pouvez pas entrer dans le royaume des cieux.." C'est-à-dire; sauf si vous laissez derrière vous la conception actuelle que vous avez de vous-même et qu'ensuite vous assumiez la nature de votre nouvelle "naissance", vous continuerez alors à surpasser vos limites actuelles. La seule façon de changer l'expression de votre vie est de changer votre conscience. Car la conscience est la réalité qui se solidifie éternellement dans tout ce qui vous entoure.
Le monde des hommes dans ses moindres détails, est leur conscience sous-estimée. Vous ne pouvez pas plus changer votre environnement ou votre monde en le détruisant, que votre reflet en détruisant le miroir. Votre environnement, et tout ce qu'il contient, reflète ce que vous êtes en conscience. Tant que vous continuez à être cela en conscience, vous continuerez aussi longtemps à le surpasser dans votre monde.


Sachant cela, commencez à vous réévaluer. L'homme s'est trop peu attaché à lui-même. Dans le Livre des Nombres, vous lirez: "En ce jour-là, il y avait des géants dans le pays; et nous étions à nos yeux comme aux leurs, des insectes". Cela ne parle pas d'une époque dans un sombre passé où l'homme avait une stature de géant. Aujourd'hui est le jour, l'éternel maintenant où les conditions autour de vous ont atteint l'apparence de "géants" (tels que le chômage, les armées de vos ennemis, vos problèmes et tout ce qui semble vous menacer) ce sont les géants qui vous font vous sentir être un insecte. Mais, on vous dit, vous étiez le premier, à vos propres yeux, à être un insecte et à cause de cela, c'est aussi ce que vous étiez pour les géants.
En d'autres termes, vous ne pouvez être pour les autres que ce que vous pensez d'abord être pour vous-même. Par conséquent, se réévaluer et commencer à se sentir géant, un centre de pouvoir, c'est éclipser ces anciens géants et en faire des insectes. "Tous les habitants de la terre sont réputés comme néant, et il agit selon son bon plaisir dans l’armée des cieux et parmi les habitants de la terre; et il n'y a personne qui puisse arrêter sa main et lui dire: Que fais-tu?". Cet être dont il est question n'est pas le Dieu orthodoxe assis dans les cieux mais le seul et unique Dieu - le père éternel, votre conscience d'être. Alors éveillé au pouvoir que vous détenez, non pas en tant qu'homme, mais en tant que votre vrai moi, une conscience sans visage et sans forme, libérez-vous de la prison où vous vous êtes enfermé. "Je suis le bon berger, et je connais les miens et je suis connu des miens, ... Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent.". La conscience est le bon berger. Ce que j'ai conscience d'être, ce sont les "brebis" qui me suivent. Le bon "berger" est votre conscience qui n'a jamais perdu une des "brebis" que vous êtes conscient d'être.


Je suis une voix appelant dans le désert de la confusion humaine pour ce dont j'ai conscience d'être, et jamais il ne viendra un moment où ce que je suis convaincu d'être, ne me trouvera. "JE SUIS" est une porte ouverte à tout ce que je suis. Votre conscience d'être est le maître et le berger de votre vie. Ainsi, "Le Seigneur est mon berger; Je ne manquerai de rien" est vu dans sa vraie lumière maintenant comme étant votre conscience. Vous ne pourriez jamais manquer de preuves de ce que vous savez être. Cela étant vrai, pourquoi ne pas prendre conscience d'être grand; aimant; riche; sain; et doté de toutes les qualités que vous admirez ?


Il est tout aussi facile de posséder la conscience de ces qualités que de posséder leurs opposés car vous n'avez pas votre pleine conscience à cause de vos conditions de vie actuelles. Au contraire, votre monde est ce qu'il est à cause de la conscience actuelle que vous en avez. C'est simple, n'est-ce pas? Trop simple en fait pour la sagesse des hommes qui tentent de tout compliquer.


Paul a dit à propos de ce principe que: "Pour les Grecs" (ou la sagesse de ce monde), "c'est de la folie". "Et pour les Juifs" (ou à ceux qui recherchent des signes) que "c'est une pierre d'achoppement"; avec comme résultat, un homme qui continue de marcher dans les ténèbres plutôt que de s'éveiller à l'être qu'il est. L'homme adore depuis si longtemps les images de sa propre construction, qu'il trouve d'abord cette révélation blasphématoire, car elle signifie la mort de toutes ses croyances antérieures en un Dieu séparé de lui-même. Cette révélation apportera la connaissance que "mon père et moi sommes un, mais mon père est plus grand que moi". Vous ne faites qu'un avec votre conception actuelle de vous-même. Mais vous êtes plus grand que ce dont vous êtes actuellement conscient d'être.


Avant que l'homme puisse tenter de transformer sa vie, il doit d'abord en poser les fondations - "JE SUIS le Seigneur". Autrement dit, la conscience de l'homme, sa conscience d'être Dieu. Tant que cela ne sera pas fermement établi afin qu'aucune suggestion ou argument avancé par d'autres ne puisse l'ébranler, il se retrouvera à retourner à l'esclavage de ses anciennes croyances. "Si vous ne croyez pas que JE SUIS lui, vous mourrez dans vos péchés". Autrement dit, vous continuerez à être confus et contrarié jusqu'à ce que vous trouviez la cause de votre confusion. Lorsque vous aurez élevé le fils de l'homme, vous saurez que JE SUIS lui, c'est-à-dire que moi, John Smith, je ne fais rien de moi-même, mais que mon père, ou cet état de conscience avec lequel je suis maintenant un, accomplit les œuvres.


Lorsque cela sera réalisé, chaque envie et chaque désir qui jaillissent en vous trouveront leur expression dans votre vie. "Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je souperai avec lui et lui avec moi". Le "je" qui frappe à la porte est l'envie ou le désir. La porte est votre conscience. Ouvrir la porte, c'est devenir un avec ce qui frappe en se sentant être ou avoir la chose désirée. Ressentir son désir comme impossible, c'est fermer la porte ou nier cette expression de besoin. Élever dans la conscience le caractère naturel de la chose ressentie, c'est ouvrir largement la porte et inviter celle-ci à s'incarner, se réaliser.


C'est pourquoi il est constamment écrit que Jésus a quitté le monde de la manifestation (le monde physique) et qu'il est monté vers son père. Jésus, comme vous et moi, a trouvé toutes choses impossibles à "Jésus" en tant qu'homme. Mais ayant découvert que son "père" était l'état de conscience de la chose désirée, il laissa derrière lui la conscience de "Jésus-homme" pour celle dans laquelle il s'éleva jusqu'à cet état désiré et s'y tint jusqu'à ce qu'il devienne un avec elle. En se faisant un avec cela, il l'est devenu dans l'expression.


C'est le message simple de Jésus à l'homme: les hommes ne sont que des "vêtements" dans lesquels l'être impersonnel, JE SUIS, la présence que les hommes appellent Dieu - habite. Chaque vêtement a certaines limites. Afin de transcender ces limites et de donner une expression à ce que, en tant qu'homme - John Smith - vous vous trouvez incapable de faire, vous détournez votre attention de vos limites actuelles, ou de la conception que John Smith a de lui-même, et vous fusionnez dans le sentiment d'être ce que vous désirez. Personne ne sait exactement comment ce désir ou cette conscience nouvellement atteinte s'incarnera. Car votre moi, ou la conscience nouvellement atteinte, a des voies que vous ne connaissez pas; ses voies sont au-delà de ce qu'il est possible de découvrir. Ne spéculez pas sur le COMMENT de cette conscience s'incarnant, car aucun homme n'est assez sage pour le savoir. La spéculation est la preuve que vous n'avez pas atteint naturellement le fait d'être ou avoir la chose désirée et que vous êtes donc rempli de doutes.



Chapitre IV

On vous dit: "Que celui qui manque de sagesse en demande à Dieu, Celui qui donne à tous librement, sans reproche et il lui sera donné". Mais demandez-la sans douter, car celui qui doute est comme une vague qui est agitée et battue par les vents et un tel homme ne peut penser qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur. Vous pouvez comprendre pourquoi cette déclaration est faite, car ce n'est que sur le rocher de la foi que quelque chose peut être établi. Si vous n'avez pas la conscience de ce "rocher", vous n'aurez pas la base ou le fondement sur lequel vous désirez que quelque chose soit érigé.

Une preuve de cette conscience établie vous est donnée par les mots: "Merci, père". Lorsque vous entrez dans la joie de l'action de grâce afin que vous vous sentiez réellement reconnaissant d'avoir reçu ce qui n'est pas encore apparent aux sens, vous êtes définitivement devenu un en conscience avec l'objet de votre demande pour lequel vous avez remercié. On ne se moque pas de Dieu (votre conscience). Vous recevez toujours ce que vous êtes conscient d'être ou avoir et aucun homme ne rend grâce pour quelque chose qu'il n'a pas reçu. "Merci père" n'est pas, comme cela est utilisée par beaucoup aujourd'hui, une sorte de formule magique. Vous n'avez jamais besoin de prononcer ces mots à haute voix. En appliquant ce principe à mesure que vous vous élevez dans la conscience au point où vous êtes vraiment reconnaissant et heureux d'avoir reçu ce que vous désirez, vous vous réjouissez automatiquement et rendez grâce intérieurement. Vous avez déjà accepté le don qui n'était qu'un désir avant de vous élever dans la conscience, et votre foi est maintenant la substance qui habillera votre désir.

Cette montée en conscience est le mariage spirituel où deux éléments s'accorderont pour n'en faire qu'un et leur ressemblance ou image sera établie sur terre (ou devenue réalité dans votre vie). "Car tout ce que vous demandez en mon nom, je vous le donne". "Tout ce que vous demandez" est une mesure assez large. C'est de l'inconditionnel. Cela n'indique pas si la société jugera que ce que vous demandez est bien ou mal, voir même que vous devriez le demander, cela dépend uniquement de vous. Le voulez-vous vraiment? Le désirez-vous? C'est tout ce qui est nécessaire. La vie vous le donnera si vous demandez "en son Nom".

Son "nom" n'est pas un mot que vous prononcez avec les lèvres. Vous pouvez demander éternellement au nom de Dieu, de Jéhovah ou de Jésus Christ, mais vous demanderez en vain. Le "Nom" signifie l'essence; ainsi, quand vous demandez dans l'essence même de la chose désirée, les résultats suivent toujours. Demander au "nom de", c'est s'élever dans la conscience et fusionner avec la chose désirée. Elevez-vous dans la conscience de cette chose, et vous deviendrez - ou obtiendrez, ce que vous désirez dans l'expression. Par conséquent, "quelles que soient les choses que vous désirez, lorsque vous priez, croyez que vous les avez reçues et vous les aurez".

Prier, comme nous vous l'avons déjà défini, est une reconnaissance - une injonction de croire que vous recevez, cela se fait à la première personne, au présent. Cela signifie que vous devez être en osmose avec les choses demandées avant de pouvoir les recevoir. Pour entrer facilement dans ce fusionnement, une amnistie générale est nécessaire. On nous dit: "Si tu as quelque chose contre qui que ce soit, pardonne-lui afin que ton père, qui est au Ciel, te pardonne aussi". Mais si vous ne le faites pas, votre père ne vous pardonnera pas non plus. Cela peut sembler être un Dieu particulier qui est content ou mécontent de vos actions, mais ce n'est pas le cas.

Consciemment, étant Dieu, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, vous attachez cette condition à votre vie. Mais libérer l'homme de toute condamnation, c'est se libérer soi-même afin de pouvoir s'élever à tout niveau nécessaire; il n'y a donc aucune condamnation pour ceux qui sont dans "l'esprit du Christ".

Par conséquent, une très bonne pratique avant d'entrer dans votre méditation est d'abord de libérer chaque être du monde du blâme. Car la LOI n’est jamais violée et vous pouvez vous reposer en toute confiance en sachant que la conception que chaque individu se fait de lui-même sera sa récompense. Vous n'avez donc pas à vous soucier de savoir si quelqu'un obtient ou non ce que vous estimez devoir obtenir pour vous-même. Car la vie ne se trompe pas et donne toujours à quiconque ce qu'il se donne d'abord.

Cela nous amène à cette déclaration très abusive de la Bible à propos de la dîme. Des enseignants de toutes sortes ont asservi l'homme avec cette affaire de dîme, car ne comprenant pas eux-mêmes la nature de celle-ci et craignant eux-mêmes le manque, ils ont amené leurs disciples à croire qu'un dixième de leur revenu devrait être donné au Seigneur. Cela signifie, comme ils le disent très clairement, que, quand on donne un dixième de ses revenus à l'organisation à laquelle on adhère, on donne sa "dixième part" au Seigneur - (ou sa dîme). Mais souvenez-vous, "JE SUIS le Seigneur". Votre conscience d'être est le Dieu à qui vous donnez et à qui vous donnez toujours de cette manière. Par conséquent, lorsque vous prétendez être quelque chose, vous avez donné cette prétention ou cette qualité à Dieu. Et votre conscience d'être, qui ne fait pas acception de personnes, vous reviendra pressée, secouée et débordante avec cette qualité ou cet attribut que vous revendiquez pour vous-même.

La conscience d'être n'est rien que vous puissiez nommer. Prétendre que Dieu est riche, qu'il est grand, qu'il est amour, qu'il est sagesse; c'est tenter de définir ce qui ne peut être défini. Car Dieu n'est rien qui puisse jamais être nommé. La dîme est nécessaire, mais vous la "payez" à "Dieu" et à Dieu seul. Veillez à lui donner la qualité que vous désirez exprimer en tant qu'homme en vous proclamant celui qui est grand, riche, aimant, sage.

Ne spéculez pas sur la manière dont ces qualités ou ces revendications vont s'exprimer, car la vie procède d'une manière que vous, en tant qu'homme, ne pouvez connaitre. Ses voies sont au-delà de l'imagination humaine. Mais, je vous assure, le jour où vous revendiquerez ces qualités jusqu'à la conviction, vos prétentions seront honorées. "Il n'y a rien de dissimulé qui ne doit pas être découvert. Ce qui est dit en secret sera proclamé sur les toits". Autrement dit, vos convictions secrètes à propos de vous-même - ces affirmations secrètes qu'aucun autre ne connaît, quand vous les croirez vraiment, seront proclamées depuis les toits de votre vie. Car vos convictions à propos de vous-même sont les paroles du Dieu en vous, lesquelles paroles sont esprit et ne peuvent vous revenir nulles, mais doivent s'accomplir là où elles sont envoyées. Vous êtes en ce moment en train d'appeler hors de l'infini ce que vous êtes maintenant conscient d'être. Et aucun mot ou aucune conviction ne manquera de vous trouver.



Chapitre V

"JE SUIS la vigne et vous êtes les sarments". La conscience est la "vigne", et ces qualités que vous êtes maintenant conscient d'avoir sont comme des "branches" que vous nourrissez et maintenez en vie. De même qu'un sarment n'a de vie que s'il est enraciné dans le cep, les choses n'ont de vie que si vous en avez conscience. Tel un sarment se dessèche et meurt si la sève de la vigne cesse de couler vers lui, les choses de votre monde disparaissent si vous en détournez votre attention, car votre attention est comme la sève qui maintient en vie et soutient les choses de votre monde.

Pour résoudre un problème qui vous semble actuellement si réel, tout ce que vous avez à faire, c’est de lui ôter votre attention. En dépit de sa réalité apparente, détournez-la de votre conscience. Devenez indifférent et commencez à vous sentir tel que vous seriez une fois le problème résolu. Par exemple; si vous étiez emprisonné, personne n’aurait à vous dire que vous devriez désirer la liberté. La liberté, ou plutôt le désir de liberté serait automatique. Alors pourquoi regarder derrière les quatre murs de votre prison? Détournez votre attention de votre emprisonnement et commencez à vous sentir libre. Sentez-le au point où cela devient naturel – et à la seconde où vous le faites, ces barreaux de prison vont se dissoudre. Appliquez ce même principe à tout problème.


J’ai vu des gens endettés jusqu’au cou appliquer ce principe et en un clin d’œil, ces dettes colossales furent supprimées. J’ai vu ceux que les médecins avaient abandonnés comme incurables, détourner leur attention de la maladie et commencer à se sentir bien malgré les preuves de leur sens contraire. En un rien de temps, cette soi-disant “maladie incurable” disparut en ne laissant aucune séquelle.
Votre réponse à “Qui dites-vous que je suis?“ détermine toujours votre expression. Tant que vous demeurerez conscient d’être emprisonné, malade ou pauvre, vous continuerez à exprimer ou développer ces conditions.

Quand l'homme réalisera qu'il est ou a déjà maintenant ce qu'il cherche et commencera à le prétendre, alors il aura la preuve de sa prétention. Ce signal vous est donné en mots : "Qui cherchez-vous ? Et ils répondirent : "Jésus". Et la voix dit : "Je suis lui". "Jésus" signifie ici salut ou sauveur. Vous cherchez à être sauvé de ce qui n'est pas votre problème.

"Je suis" est celui qui vous sauvera. Si vous avez faim, votre sauveur est la nourriture. Si vous êtes pauvre, votre sauveur est la richesse. Si vous êtes emprisonné, votre sauveur est la liberté. Si vous êtes malade, ce ne sera pas un homme appelé Jésus qui vous sauvera, c'est la santé qui deviendra votre sauveur. Par conséquent, affirmez "Je suis", en d'autres termes, déclarez-vous dans l'état d'être ou d'avoir la chose désirée. Réclamez-le en conscience – pas en paroles – et cette conscience vous récompensera de votre revendication. On vous dit : "Tu me trouveras quand tu me SENTIRAS auprès de toi". Eh bien, RESSENTEZ cette qualité en votre conscience jusqu'à ce que vous vous SENTIEZ l'avoir. Lorsque vous vous perdez dans le sentiment d'être, cette qualité s'incarne dans votre monde.

Vous êtes "guéri" de votre problème lorsque vous en touchez la solution. "Qui m'a touché ? Car je vois que la vertu m'a quitté". Oui, le jour où vous toucherez cet être en vous – en ayant le SENTIMENT d'être guéri, les "vertus" vous quitteront et se solidifieront dans votre monde en tant que guérisons. Il est dit : "Vous croyez en Dieu. Croyez aussi en moi car je suis lui". Ayez la foi de Dieu. "Il s'est fait un avec Dieu et ne s'est pas jugé imposteur de faire Ses œuvres". Allez-y et faites de même. Oui, commencez à croire votre conscience, votre conscience d'être Dieu. Réclamez pour vous-même tous les attributs que vous avez jusqu'ici accordé à un Dieu extérieur et vous commencerez à exprimer ces réclamations. "Car je ne suis pas un Dieu au loin. Je suis plus proche de vous que vos propres mains et pieds – plus proche que votre respiration elle-même". "Je suis votre conscience d'être. Je suis ce en quoi tout ce que je serai toujours conscient d'être, au commencement comme à la fin". "Car avant que le monde soit "J’ÉTAIS" ; et quand le monde cessera d'être, JE SERAI encore ; avant qu'Abraham fût, J’ÉTAIS. Ce JE SUIS est votre conscience.

"Si ce n'est le Seigneur qui bâtit la maison, ils travailleront en vain pour la construire". "Le Seigneur" étant votre conscience, tant que ce que vous cherchez n'est pas d'abord établi dans votre conscience, vous travaillerez en vain pour le trouver. Toutes choses doivent commencer et finir dans la conscience. Ainsi, bienheureux est l'homme qui a confiance en lui-même - car la foi de l'homme en Dieu sera toujours mesurée par sa confiance en lui-même. "Vous croyez en un Dieu, croyez aussi en MOI". "Ne mets pas ta confiance dans les hommes, car les hommes ne font que refléter l'être que tu es et ne peuvent t'apporter ou te faire que ce que tu t'es d'abord fait à toi-même".

"Aucun homme ne m'ôte la vie, j'en dispose de moi-même". "J'ai le pouvoir de la donner et le pouvoir de le reprendre." Peu importe ce qui arrive à un être humain dans ce monde, ce n'est jamais par accident. Cela se se produit sous la direction d'une Loi exacte et immuable. "Aucun homme" (aucune manifestation) "ne vient à moi si le père en moi ne l'attire" et "Moi et mon père sommes un". Croyez en cette vérité et vous serez libre. L'homme a toujours blâmé les autres pour ce qu'il est et continuera de le faire jusqu'à ce qu'il se retrouve comme étant lui-même la cause de tout ce qui lui arrive. "JE SUIS" ne vient pas pour détruire mais pour accomplir. "JE SUIS", la conscience en vous, ne détruit rien mais ne remplit jamais les moules ou la conception que l'on a de soi-même. Il est impossible pour le pauvre de trouver la richesse dans ce monde, peu importe comment il en est entouré, jusqu'à ce qu'il prétende d'abord être riche. Car les signes suivent, ils ne précèdent pas. Se plaindre constamment des limites dues à la pauvreté tout en restant pauvre en conscience, c'est jouer un jeu de dupes. Les changements ne peuvent pas avoir lieu à partir de ce niveau de conscience, car la vie est constamment en train de se projeter à tous les niveaux. Suivez l'exemple du fils prodigue. Réalisez que vous-même avez provoqué cette condition de gaspillage et de manque et prenez la décision en vous-même de vous élever à un niveau supérieur où le "veau gras, l'anneau et la robe" attendent votre réclamation.



Chapitre VI

Le fils prodigueRéférence est faite au « fils prodigue » qui malgré sa vie dissolue, ses prodigalités et ayant tout perdu, retourne affamé en haillons au foyer paternel et reçoit toutes les faveurs de son père contrairement à son frère pourtant méritant et travailleur. ne fut pas condamné lorsqu'il eut le courage de revendiquer cet héritage comme sien. Les autres nous condamneront tant que nous continuerons dans ce pour quoi nous nous condamnons nous-même. Ainsi : "Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même par ce qu'il approuve !" Car pour la Vie, rien n'est condamné. Tout est exprimé.

La vie ne se soucie pas de savoir si vous vous dites riche ou pauvre; fort ou faible. Elle vous récompensera éternellement avec ce que vous prétendez être vrai de vous-même. Les mesures du bien et du mal appartiennent à l'homme seul. Pour la Vie, il n'y a rien de bien ou de mal. Comme Paul l'a déclaré dans ses lettres aux Romains : "Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure". Arrêtez de vous demander si vous êtes digne ou indigne de recevoir ce que vous désirez. Vous, en tant qu'homme, n'avez pas créé le désir. Vos désirs sont toujours façonnés en vous à cause de qui vous prétendez être maintenant. Quand un homme a faim, (sans même y réfléchir) il désire automatiquement de la nourriture. Lorsqu'il est emprisonné, il désire automatiquement la liberté et ainsi de suite. Vos désirs contiennent en eux le plan de l'expression de soi. Alors laissez tous les jugements de côté et élevez-vous en conscience au niveau de votre désir et faites- vous un avec lui en prétendant qu'il en est ainsi maintenant. Parce que: "Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse".

Ayez foi en cette revendication invisible jusqu'à ce que la conviction soit née en vous qu'il en est effectivement ainsi. Votre confiance dans cette revendication sera largement récompensée. En peu de temps cette chose désirée se produira. Mais sans la foi, il est impossible de réaliser quoi que ce soit. Par la foi, nous comprenons que les mondes étaient encadrés, parce que "la foi, c'est la ferme assurance des choses qu'on espère, la démonstration de celles qu'on ne voit pas".

Ne soyez pas anxieux ou inquiet quant aux résultats. Ils suivront aussi sûrement que le jour succède à la nuit. Considérez vos désirs – tous – comme les paroles prononcées de Dieu, et chaque mot ou désir est une promesse. La raison pour laquelle la plupart d'entre nous ne parviennent pas à réaliser nos désirs est que nous les conditionnons constamment. Ne conditionnez pas l'objet de votre désir. Acceptez-le simplement tel qu'il vient à vous. Remerciez-le au point que vous soyez reconnaissant de l'avoir déjà reçu – puis continuez votre chemin en paix.

Une telle acceptation de votre désir revient à semer des graines – des graines fertiles – dans un sol préparé. Car lorsque vous pouvez semer ce que vous désirez dans la conscience, en étant confiant que cela apparaîtra ou se produira, vous avez fait tout ce qu'on attend de vous. Mais, s'inquiéter ou se préoccuper du COMMENT de la réalisation de votre désir mûrissant, c'est tenir ces graines fertiles dans une emprise mentale, et, par conséquent, ne jamais les avoir semées dans le sol de la confiance. La raison pour laquelle les hommes conditionnent leurs désirs, c'est parce qu'ils jugent constamment les choses d'après leur apparence et les voient comme réelles – oubliant que la seule réalité est la Conscience au dessus d'eux. Voir les choses comme réelles, c'est nier que tout soit possible à Dieu. L'homme qui est emprisonné et voit ses quatre murs comme réels nie automatiquement l'envie ou la promesse de Dieu en lui, de pouvoir être libre. Une question souvent posée lorsque cette déclaration est faite est: "Si le désir est un don de Dieu, comment peut-on dire que, si l'on veux tuer un homme, qu'un tel désir est bon et donc envoyé par Dieu ?" En réponse à cela, permettez-moi de dire qu'aucun homme ne désire en tuer un autre. Ce qu'il désire, c'est d'en être libéré. Mais parce qu'il ne peut croire que le désir d'être libéré d'une telle personne contient en lui-même les pouvoirs de la liberté, il conditionne ce désir. Il pense alors que la seule façon d'exprimer une telle liberté est de détruire cet homme - oubliant que la Vie enveloppant ce désir, a des façons d'agir bien à Elle qu'il ne peut soupçonner en tant qu'homme. Ses méthodes sont impossibles à découvrir. Ainsi l'homme déforme les dons de Dieu par son manque de foi.

Les problèmes sont comme des montagnes qui peuvent être déplacées si l'on a ne serait-ce que la foi d'un grain de sénevé. Les hommes abordent leurs problèmes comme le fait cette vieille dame qui, en assistant au service et en entendant le prêtre dire : "Parce que vous avez trop peu de foi. Je vous le déclare, c'est la vérité : si vous aviez la foi ne serait-ce que celle d'un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : “Déplace-toi d'ici à là-bas”, et elle se déplacerait. Rien ne vous serait impossible."

Cette nuit-là, en disant ses prières, elle décida de citer cette partie des Écritures et se retira pour aller dormir dans ce qu'elle pensait être la foi. En se levant le matin, elle se précipita à la fenêtre et s'écria : "Je savais que cette vieille montagne serait toujours là !". Car c'est ainsi que l'homme aborde son problème, il sait qu'il va encore l'affronter. Et parce que la Vie ne fait acception de personnes et ne détruit rien, elle continue à maintenir en vie ce qu'il a conscience d'être ou d'avoir. Les choses disparaîtront uniquement quand il changera de conscience. Niez-le si vous voulez, mais il reste toujours le fait que la conscience est la seule réalité et les choses reflètent ce que vous êtes dans votre conscience. Alors l'état céleste que vous recherchez ne se trouvera que dans la conscience, car le royaume des cieux est en vous. Comme la volonté du ciel est toujours faite sur la terre, vous vivez aujourd'hui dans le ciel que vous avez établi en vous. Car ici sur cette terre même, votre ciel se révèle. Le royaume des cieux est vraiment à portée de main. MAINTENANT est le moment accepté. Alors créez un nouveau ciel, entrez dans un nouvel état de conscience et une nouvelle terre apparaîtra. "Les choses anciennes passeront. On ne s'en souviendra plus, elles ne viendront plus à l'esprit". Car: "Voici, je (votre conscience) viens bientôt, et ma récompense est avec moi".

"Je suis sans nom mais je prendrai chaque nom (chaque nature) qu'il vous plaira de me donner". Souvenez-vous que c'est vous, vous-même, dont je parle en tant que "JE". Ainsi, chaque conception que vous avez de vous-même – c'est-à-dire chaque conviction profonde – est celle que vous accepterez comme vraie – car "JE" ne suis pas dupe ; Dieu ne peut être bafoué. Maintenant, laissez-moi vous instruire l'art de la pêche. Il est rapporté que les disciples ont pêché toute la nuit et n'ont rien pris . Alors Jésus vint sur les lieux et leur dit de jeter leurs filets une fois de plus, dans les mêmes eaux qui, un instant auparavant, étaient stériles – et cette fois leurs filets furent pleins de poissons. Cette histoire se déroule dans le monde d'aujourd'hui en vous, cher lecteur. Car vous avez en vous tous les éléments nécessaires pour aller à "la pêche". Mais jusqu'à ce que vous trouviez Jésus-Christ (votre conscience), le Seigneur, vous pêcherez, comme ces disciples, dans la nuit des ténèbres humaines. C'est-à-dire que vous pêcherez en pensant que vos PRISES seront réelles, mais vous pêcherez avec "l'appât" humain – appât qui est la lutte et l'effort – en essayant d'entrer en contact avec celui-ci ou celui-là : en essayant de contraindre cet être ou un autre; et tous ces efforts seront vains. Mais lorsque vous découvrirez votre conscience d'être Jésus, vous le laisserez diriger votre pêche. Et vous pêcherez en conscience les prises que vous désirez. Car l'objet de votre désir sera le "poisson" que vous attraperez, parce que votre conscience est la seule réalité vivante que vous pêcherez dans les eaux profondes de la conscience.

Si vous voulez obtenir ce qui est hors de votre portée actuelle, vous devez vous lancer dans des eaux plus profondes, car, dans votre conscience actuelle, de tels poissons ou désirs ne peuvent pas "nager", exister. Pour vous lancer dans des eaux plus profondes, vous devez laisser derrière vous tout ce qui est relatif à votre problème actuel, ou votre limitation, en en détournant votre ATTENTION. Tournez complètement le dos à chaque problème et limitation qui sont les vôtres maintenant. Attardez-vous simplement sur votre état d'être en vous disant intérieurement "JE SUIS, JE SUIS, JE SUIS". Continuez à déclarer en vous-même que vous "êtes", juste cela. N'attribuez aucune condition à cette déclaration, continuez simplement à vous SENTIR être et sans avertissement, vous vous retrouverez à relâcher le cordage qui vous liait à la surface de vos problèmes et à vous déplacer dans les profondeurs.

Cela s'accompagne généralement d'un sentiment d'expansion. Vous vous SENTEZ grandir comme si vous étiez effectivement en train de le faire. N'ayez pas peur, car le courage est nécessaire. Vous n'allez pas perdre quoi que ce soit à cause de vos anciennes limitations, mais ce sont elles qui vont se dissoudre à mesure que vous vous en éloignez, car elles ne vivent que dans votre conscience. Dans cette conscience profonde ou élargie, vous retrouverez comme une puissance dont vous n'aviez jamais rêvé auparavant.

Ce que vous désirez, avant que vous ne vous écartiez des rivages de la limitation, sont les "poissons" que vous allez attraper dans cette profondeur. Parce que vous allez perdre toute conscience de vos problèmes et de vos barrières, ce sera maintenant la chose la plus facile au monde de RESSENTIR ne faire qu'un avec votre désir. Parce que "JE SUIS" (votre conscience) est la résurrection et la vie, vous devez lier ce pouvoir de résurrection à votre désir si vous voulez le faire apparaître et le vivre dans votre monde, votre vie. Maintenant, vous commencez à assumer la nature de votre désir en ressentant: "JE SUIS riche"; "JE SUIS libre"; "JE SUIS fort." Lorsque ces 'SENTIMENTS' seront fixés en vous, votre être informe revêtira la forme du désir ressenti. Vous serez alors pénétré par les sentiments de richesse, de liberté et de force. Restez cloîtré dans le calme de ces convictions. Puis, comme une ombre dans la nuit, quand vous vous y attendrez le moins, ces qualités vous apparaîtront comme de vivantes réalités.

Le monde vous verra tel que vous êtes devenu car vous commencerez à porter le fruit de ces qualités nouvellement appropriées. C'est l'art de "pêcher" avec succès les manifestations de la vie. La réalisation heureuse d'un désir nous est également racontée dans l'histoire de Daniel dans la fosse aux lions. Ici, il est rapporté que Daniel, alors qu'il était dans la fosse aux lions, leur tourna le dos et regarda vers la lumière - qui était son Dieu; les lions restèrent impuissants car sa foi l'avait sauvé. C'est aussi votre histoire et vous devriez faire comme lui.

Si vous vous trouviez dans une fosse aux lions, vous n'auriez pas d'autres soucis que les lions. Vous ne penseriez pas à aucun autre chose au monde, sauf à votre problème - lequel serait les lions. Cependant, il nous est dit que Daniel leur tourna le dos et regarda vers la lumière qui était son Dieu. Si nous suivions son exemple alors que nous sommes emprisonnés dans l'antre de la pauvreté, de la maladie, nous détournerions notre attention de nos problèmes de dettes ou de santé et nous nous attarderions plutôt sur ce que nous recherchons. Si nous ne regardons pas en arrière, vers les problèmes qui occupent notre conscience actuelle mais continuons dans la foi – en nous croyant être ou avoir déjà ce que nous recherchons, nous verrons aussi nos murs de prison abattus et trouverons nos désirs – oui, quels qu'ils soient – réalisés.

Une autre histoire nous est racontée ; celle de cette pauvre veuve qui était incapable de payer les dettes que son mari lui avait laissées. Elle n’avait qu’une petite quantité d’huile d’olive chez elle - rien d’autre n’avait de valeur. Le prophète demanda à la veuve : "Qu'as-tu dans ta maison ?" Elle répondit: "Trois gouttes d'huile." Il lui dit alors : "Va emprunter à tes voisins toutes les jarres vides que tu pourras éventuellement obtenir. Ferme la porte après être rentrée dans ta maison et commence à les remplir avec ce qu'il te reste". Alors qu'elle obéissait, la veuve vit que le Seigneur fournissait de l'huile encore et encore pour remplir toutes les jarres. Lorsque la veuve informa le prophète de ce qui s'était passé, il lui demanda de vendre cette huile et de rembourser les dettes de son mari. La femme et ses fils purent vivre avec l'argent restant. Vous, le lecteur, êtes comme cette veuve. Vous n'avez personne pour vous secourir ou vous rendre fécond, car une "veuve" est un état stérile. Votre conscience est maintenant le Seigneur – ou le prophète qui s'est substitué à votre "mari" disparu. Suivez l'exemple de cette veuve qui, au lieu de constater un vide ou un néant, a reconnu le peu dont elle disposait – trois gouttes d'huile.

Puis le commandement lui est donné : "Va à l'intérieur et ferme la porte.", c'est-à-dire fermez la porte des sens qui vous disent que vos réserves sont vides, que vous avez des dettes, des problèmes. Lorsque vous avez complètement détourné votre attention en excluant l'évidence de vos sens, de votre raison, commencez à SENTIR la joie (symbolisée par l'huile) – d'avoir reçu ce que vous désirez. Lorsque l'accord sera établi en vous afin que tous vos doutes et vos peurs disparaissent, alors, vous aussi, vous remplirez toutes les réserves vides de votre vie et vous aurez en abondance et par surcroît.

La reconnaissance est le pouvoir qui évoque dans le monde. Chaque état d'être que vous avez jamais reconnu, vous l'avez incarné. Ce que vous reconnaissez comme vrai de vous-même aujourd'hui est ce que vous vivez maintenant. Soyez donc comme la veuve, ressentez de la joie, et peu importe la faiblesse de votre reconnaissance (ou gratitude) au début, vous serez généreusement récompensé - car le monde est un miroir grossissant, magnifiant tout ce que vous êtes conscient d'être. "Car je suis l’Éternel, le Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'​Egypte, de la maison de servitude. Tu n'auras pas d'autre dieu que moi". Quelle glorieuse révélation, votre conscience maintenant révélée comme le Seigneur votre Dieu ! Allez, réveillez-vous de votre rêve d'emprisonnement. Réalisez que la terre est à vous, sa plénitude; le monde et tout ce qui le compose.

Vous êtes devenu tellement empêtré dans la croyance que vous n'êtes qu'un homme, que vous avez oublié l'être glorieux que vous êtes. Maintenant, avec votre mémoire restaurée, DÉCRÊTEZ l'apparition de l'invisible et il apparaîtra, car toutes choses sont obligées de répondre à la Voix de Dieu, Votre conscience d'être - le monde est À VOS ORDRES !

Neville Goddard

Traduction et adaptation du texte original publié en 1939 par François de Saintonge (Docsavage)







Avancement de la traduction:
100%
"Plus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres" Voltaire
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